LE Audio améliore la voix des appels sans fil et l’autonomie des écouteurs

Auracast fait parler de lui, mais LE Audio touche aussi la voix, la batterie des écouteurs et les codecs, avec des limites côté Android et AirPods.

Fabien Larcher Par Fabien Larcher
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LE Audio améliore la voix des appels sans fil et l’autonomie des écouteurs
Des écouteurs sans fil dans leur boîtier de chargement.

En bref

  • JBL, Sony et Bose ont fait évoluer des casques et écouteurs vers LE Audio, parfois par mise à jour logicielle.
  • Le codec LC3 et le profil TMAP unifient flux audio et appels vocaux.
  • Le multi-flux natif doit corriger l’écart de batterie entre les deux écouteurs.
  • La prise en charge des AirPods n’est pas attendue prochainement, selon l’auteur de ZDNet France.

Auracast concentre l’attention, mais ce n’est qu’une partie de LE Audio. Selon ZDNet France, des casques et écouteurs Bluetooth de JBL, Sony ou Bose ont reçu une refonte sans fil complète, qui touche la qualité des appels, la consommation de batterie et le jeu mobile à faible latence.

Une transition déjà engagée chez les grands fabricants

Le passage du Bluetooth classique à LE Audio est en cours. JBL et Sony lancent des casques et écouteurs haut de gamme qui l’intègrent, et Bose est le dernier à avoir mis à niveau ses casques phares, par une mise à jour logicielle à distance (OTA). Les modèles Bose concernés ne sont pas détaillés.

Deux exemples datés illustrent le mouvement. Au début de l’année, JBL a proposé une mise à jour OTA pour ses écouteurs Tour Pro 3 afin qu’ils gèrent LE Audio. Les WF-1000XM6 de Sony, sortis en février, le prennent en charge dès l’ouverture de la boîte.

Auracast est un protocole de diffusion audio « un vers plusieurs » et reste la fonction la plus populaire de LE Audio. D’autres améliorations passent davantage inaperçues : la voix, la batterie et la latence.

Des appels enfin intelligibles grâce à LC3 et TMAP

Le Bluetooth classique repose sur deux profils, A2DP pour la musique et HFP pour la téléphonie mains libres. Ils doivent s’alterner, ce qui, d’après l’article, donne une qualité vocale très médiocre lors des appels sur le réseau mobile, des visioconférences Zoom ou Teams et des échanges pendant une partie de jeu mobile.

LE Audio embarque le codec LC3, dont fait partie le profil TMAP. Celui-ci gère ensemble les flux audio et les appels vocaux. Les deux profils sont regroupés : le son bidirectionnel gagne en qualité et la voix reste préservée avec des écouteurs sans fil.

Bluetooth classique et LE Audio, point par point

Critère Bluetooth classique LE Audio
Transmission aux écouteurs Le téléphone envoie le son à un écouteur, qui le relaie à l’autre Audio multi-flux natif, flux indépendants dans la pile Bluetooth
Batterie Un écouteur affiche toujours un niveau inférieur à l’autre Consommation asymétrique évitée sans solution propre au fabricant
Codecs SBC et AAC le plus souvent, LDAC et AptX peu répandus LC3, sans le problème de fragmentation des codecs
Jeu sans fil Voix dégradée pendant les conversations Latence réduite, meilleurs flux vocaux

Les écouteurs haut de gamme disposent généralement d’une solution de flux indépendants, ce qui n’est pas le cas de nombreux modèles de milieu et d’entrée de gamme. LE Audio intègre ces flux à la norme et évite aux fabricants de développer leur propre mécanisme. L’article ne fournit aucune mesure chiffrée de latence ou d’autonomie.

Écosystèmes fermés et compatibilité

Les écosystèmes logiciels comme iOS d’Apple ou Galaxy de Samsung réservent certaines fonctions audio à leurs propres appareils. Les écosystèmes matériels fragmentent aussi les fonctionnalités, généralement par les codecs. Le LDAC de Sony n’existe que sur les casques, écouteurs et smartphones Sony équipés du matériel adapté, et les codecs AptX de Snapdragon sont rares sur les téléphones, d’où le recours courant à SBC et AAC même avec un casque plus évolué.

Photo : Filipe Alves / Pexels

Fabien Larcher

Innovation numérique et usages

Fabien Larcher

Fabien Larcher a travaillé dans le financement de jeunes entreprises pour un réseau d'incubateurs de la région lyonnaise. Il suit les start-up, les levées de fonds et l'économie des médias, en regardant d'abord ce que produit l'entreprise avant ce qu'elle promet. Il répare lui-même son vélo de route, avec des résultats variables.